Naonext : de l’idée au produit fini, l’expertise électronique au service de l’innovation

De la santé à l’industrie, en passant par l’énergie et la mobilité, concevoir un produit électronique implique de relever de nombreux défis techniques. Depuis 2014, Naonext accompagne les entreprises dans cette démarche, de l’analyse des besoins jusqu’au prototypage, avec une approche globale qui prend en compte l’ensemble du cycle de vie du produit. Nous avons rencontré Benjamin Fournier, directeur de Naonext, pour découvrir ses expertises, ses réalisations et ses ambitions, notamment dans le domaine médical.

 

Pouvez-vous vous présenter et nous raconter l’histoire de Naonext ?

En 2014, nous avons fait évoluer notre activité pour devenir un bureau d’études spécialisé dans la conception de produits électroniques. Depuis, nous accompagnons de nombreuses entreprises dans le développement de leurs solutions, de l’idée initiale jusqu’au produit fini.

Notre particularité est de pouvoir intervenir tout au long du processus de conception. Nous travaillons avec des profils de clients très variés, des start-up aux grands groupes industriels, en passant par les centres de recherche et les acteurs du monde académique.

 

Quels sont vos principaux domaines d’intervention aujourd’hui ?

Nos activités couvrent notamment le développement de cartes électroniques, de capteurs innovants, la conversion de l’énergie électrique et le pilotage de moteurs. Nous accompagnons nos clients dans la conception de systèmes électroniques adaptés à leurs besoins et à leurs contraintes spécifiques.

 

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?

Benjamin Fournier : Nous travaillons notamment dans le ferroviaire sur un dispositif destiné à la maintenance prédictive des équipements de passages à niveau. Le système repose sur une carte électronique conçue pour fonctionner pendant dix ans sur batterie. Elle transmet quotidiennement des informations à un serveur afin de suivre l’évolution de l’état de l’équipement et d’anticiper les besoins de maintenance.

Nous développons également nos propres produits, dont le French Panda, un capteur de qualité de l’air intérieur. Nous avons voulu concevoir un objet électronique durable, fabriqué localement et pensé pour limiter son impact environnemental. Sa façade est réalisée en chêne français, usiné près d’Angers, tandis que son boîtier utilise du plastique recyclé. Il fonctionne grâce à un petit panneau solaire intégré, qui lui permet d’être alimenté par la lumière ambiante, sans piles ni batterie. Son écran affiche les variations de la qualité de l’air sous la forme d’expressions : lorsque l’air se dégrade, le panda fait la grimace et invite l’utilisateur à aérer la pièce.

Un autre exemple est le Raptor, un tracker GPS destiné aux motards qui pratiquent le circuit. Il permet d’enregistrer leurs tours, de suivre leurs performances et d’analyser leur vitesse, notamment dans les virages, sans nécessiter d’équipement installé sur le terrain.

Ces projets illustrent la variété de nos compétences, entre développement pour le compte de clients et conception de produits propres.

 

Qu’est-ce qui distingue votre approche dans la conception de produits électroniques ? Quels sont les principaux défis que vous cherchez à résoudre ?

Benjamin Fournier : Notre spécialité, c’est l’analyse système. Lorsqu’un client vient nous voir, nous ne nous contentons pas de répondre à son cahier des charges : nous cherchons à comprendre son besoin dans sa globalité et à l’accompagner dans ses choix.

Un produit électronique ne se résume pas à un boîtier et à une carte électronique. Il s’inscrit dans un écosystème : il peut être connecté à une application, nécessiter une installation, faire l’objet d’opérations de maintenance ou devoir être réparé. Il faut également anticiper son cycle de vie et les conditions dans lesquelles il sera utilisé.

Nous prenons donc en compte l’ensemble de ces éléments dès le début du projet. Cette démarche nous permet d’identifier les risques techniques, de vérifier la faisabilité des différentes solutions et de définir une architecture cohérente.

L’objectif est de limiter les mauvaises surprises et les itérations successives, qui peuvent être coûteuses et retarder la mise sur le marché. En anticipant les difficultés dès la phase de conception, nous cherchons à fiabiliser le produit et à donner à notre client une vision claire des choix techniques à effectuer.

 

Y a-t-il une réalisation dont vous êtes particulièrement fier ?

Benjamin Fournier : Nous accompagnons plusieurs projets dont nous sommes très fiers, même si certains sont confidentiels et ne peuvent pas être présentés publiquement.

Je peux notamment citer notre travail dans le domaine de la propulsion maritime électrique, avec le développement de solutions électroniques pour TEMO. Nous intervenons sur la conception des cartes électroniques et cherchons à améliorer la fiabilité des systèmes grâce à notre approche globale.

C’est un projet qui nous tient à cœur, notamment pour sa dimension environnementale. Développer des solutions permettant de propulser des bateaux sans recourir à l’essence participe à l’évolution des usages et à la transition énergétique du secteur maritime.

 

Vous venez de déménager dans de nouveaux locaux et de vous doter d’un atelier de prototypage. Quelles sont vos ambitions pour les prochaines années ?

Benjamin Fournier : Nous avons récemment investi dans de nouveaux locaux afin d’augmenter notre capacité d’accueil et de pouvoir intégrer de nouveaux collaborateurs. Nous disposons également d’un atelier de prototypage de 300 m², qui constitue une étape importante dans notre développement.

Cet atelier nous permet d’aller plus loin dans l’accompagnement de nos clients. Nous pouvons notamment réaliser de l’impression 3D, de l’usinage à commande numérique, de la peinture et l’assemblage des premières pièces. L’objectif est de leur fournir des prototypes aboutis, au plus proche du produit final, pour préparer ensuite son industrialisation.

Nous pouvons ainsi accompagner un projet depuis les premières études jusqu’au prototype, puis aider notre client à passer à la production en série, en nous appuyant sur des industriels capables de fabriquer des milliers, voire des dizaines de milliers d’exemplaires.

Notre ambition est donc de proposer une solution toujours plus complète, en conservant cette logique d’accompagnement de A à Z. Nous voulons continuer à aider nos clients à transformer leurs idées en produits fiables, industrialisables et commercialisables.

 

Pourquoi avoir rejoint le réseau Smart Power ?

Benjamin Fournier : Les problématiques liées à l’énergie et à la propulsion sont particulièrement porteuses pour les années à venir. Ce sont des domaines dans lesquels nous souhaitons nous inscrire et développer nos activités.

Rejoindre Smart Power, c’est avant tout intégrer un réseau et un écosystème d’acteurs qui partagent des enjeux communs. L’idée est de favoriser les échanges, de créer des liens avec d’autres entreprises et de pouvoir être accompagné dans cette dynamique.

 

Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite de l’aventure Naonext ?

Benjamin Fournier : Nous pouvons nous souhaiter de continuer à développer de beaux projets, tout en restant fidèles à ce qui nous anime : accompagner nos clients au mieux dans la conception de leurs produits.

Nous voulons continuer à leur apporter des solutions pertinentes, améliorer la fiabilité de leurs systèmes et aller toujours plus loin dans notre accompagnement. L’objectif est de leur permettre de disposer d’un produit abouti, qu’ils pourront ensuite industrialiser et commercialiser dans les meilleures conditions.

C’est cette capacité à accompagner un projet de bout en bout, en anticipant les contraintes et en recherchant les solutions les plus adaptées, que nous souhaitons continuer à développer.

 

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