Alpha Test : l’expertise en conception et fabrication d’ensembles électroniques sur-mesure au cœur du réseau Smart Power

Electronique sur-mesure, esprit collectif et bonnes idées au rendez-vous ! Lors de l’événement Made in Smart Power, nous avons échangé avec David Gillier, gérant d’Alpha Test.
Il revient pour nous sur son activité, son expertise et sur la relation qu’Alpha Test entretient avec le réseau Smart Power depuis près de 20 ans.
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ? Quel est votre rôle chez Alpha Test et quel est votre parcours ?
J’ai racheté l’entreprise en 2015 à son fondateur qui, par ailleurs, était adhérent dès la création du pôle. Alpha Test est un adhérent de longue date, depuis 2006. On est aujourd’hui 18 collaborateurs, nous sommes situés à la Ville-aux-Dames. On a déménagé en 2018, pour des locaux plus grands, plus adaptés et plus modernes. J’ai une formation d’ingénieur en instrumentation au départ et puis un parcours où je suis resté 17 ans chez SKF, jusqu’au moment où j’ai racheté Alpha Test. Aujourd’hui j’ai la responsabilité de l’entreprise et la responsabilité commerciale. On est structuré en interne, avec une direction de la production et une direction du bureau d’études. Depuis sa création, Alpha Test possède son propre bureau d’études. Ça a commencé avec les bancs de test, premier segment de marché historique d’Alpha Test, puis au milieu des années 90, le dirigeant de l’époque s’est dit que dans les bancs de test, il y avait des cartes électroniques donc pourquoi pas les fabriquer nous-mêmes pour nos bancs de test, puis ensuite pour d’autres clients. C’est là que les cartes électroniques ont pris de l’essor et c’est là qu’il y a eu la création d’un atelier de fabrication de cartes électroniques.
On a clôturé à un chiffre d’affaires de 2 400 000 € l’année dernière.
Comment définiriez-vous votre expertise aujourd’hui ?
On a deux segments de marché. Tout d’abord, le banc de test, qui est notre segment historique et qui représente aujourd’hui, suivant les années, 30 % de notre chiffre d’affaires. Le second segment est apparu ensuite avec la conception et la fabrication de cartes électroniques.
Une des spécificités d’Alpha Test est d’avoir un bureau d’études en cartes électroniques et bancs de test, ainsi que la production qui permet d’avoir des boucles de développement particulièrement rapides.
La deuxième spécificité, est que l’on est plutôt spécialisé dans de la puissance, en particulier pour les bancs de test.
Pour les cartes électroniques, on s’est plutôt spécialisés dans le ferroviaire. On ne travaille pas sur du train neuf, mais nous intervenons quand il y a des besoins en rechange qui se déclarent, à travers du retrofit ou du reverse engineering.
Nous sommes actifs également dans l’industrie. Nos clients sont des industriels qui fabriquent des équipements à petite et moyenne échelle avec une certaine récurrence. Nous développons des cartes électroniques dédiées, sur cahier des charges écrit par le client. C’est du sur-mesure pour des tailles de fabrication qui vont aller d’une seule carte, quand on travaille avec la centrale nucléaire de Chinon par exemple, et jusqu’à quelques milliers de cartes par an d’un type.
Aujourd’hui, quels sont les défis qui se présentent à Alpha Test ?
Aujourd’hui on est sur une volonté de diversification. On est à 60-70 % ferroviaire et on voudrait faire baisser ce pourcentage et se diversifier davantage dans l’industrie, que ce soit en bancs de test ou en cartes électroniques. L’un des principaux défis, ça sera de réussir à capter les besoins des industriels, qui cherchent un partenaire de développement et de fabrication agile et performant sur des cartes conçues spécifiquement pour eux et également de capter les besoins en termes de traitement d’obsolescence sur des systèmes existants. Ces besoins sont de plus en plus présents dans l’industrie. La question est de s’organiser de la manière la plus efficace afin d’aller capter ces besoins, y compris à travers des partenariats avec d’autres entreprises.
Mais ce qu’on veut aussi, c’est charger notre outil industriel de fabrication, et avoir des business récurrents. Notre objectif est d’être dans 3 à 4 ans à un CA de 4 millions et 25 personnes. On ne veut pas grossir pour grossir, on veut croitre pour créer des emplois et permettre à des gens de travailler dans une entreprise locale.
Est-ce qu’il y aurait un projet dont vous êtes fier ou dont vous aimeriez nous parler ?
On a réalisé un projet technique intéressant, du temps où Smart Power s’appelait encore S2E2, qui est une standardisation de la façon dont on crée nos bancs de tests. Les bancs de tests ont des composants parfois puissants, des coffrets imposants qui sont communs à chaque fois mais toujours différents. Donc ils sont standards, mais en même temps très personnalisés. Toute la difficulté est d’arriver dans notre processus de conception à ne pas réinventer à chaque fois, d’avoir du 75% standard, qui est déjà développé, et 25 % de personnalisation pour le client. Et ça c’était compliqué parce que les bancs de tests, par définition, répondent toujours à un besoin spécifique. Mais je peux dire que l’on a obtenu certains résultats à travers ce projet, pour Alpha Test mais surtout pour nos clients, en termes de compétitivité. C’est un succès que l’on a pu réaliser avec le pôle Smart Power.
Que pensez-vous de votre partenariat avec Smart Power ?
Ce qui m’intéresse vraiment, c’est la pluralité des adhérents. C’est un pôle qui est technique, avec lequel on a des échanges techniques sur des projets, sur des technologies, sur des besoins éventuels. Aussi, le support que l’on peut avoir du pôle quand on souhaite répondre à un appel à projets est pertinent. Que ce soit dans l’accompagnement à la rédaction, à la relecture, mais aussi à la labellisation. Le projet auquel je faisais référence sur la standardisation des bancs de test a reçu une labellisation du pôle, et ça a permis d’aller chercher des fonds et des financements plus facilement.
Pour conclure, quelle vision avez-vous de l’avenir de votre activité ?
Mise à part l’envie se diversifier, on gardera toujours une part importante de ferroviaire parce que c’est notre savoir-faire. Nous, on a la chance d’être sur la rechange et pas la première monte, ce qui fait que quand vous avez une crise, comme le Covid, et que les donneurs d’ordres suspendent les programmes portant sur des nouveaux trains, on n’est pas touchés directement. Vous avez sûrement remarqué que les trains que vous prenez ne sont pas neufs. Ils ne sont neufs qu’une fois.
Auriez-vous un petit mot pour le pôle ?
Oui. Je pense que c’est important que si on se pose une question technique, qu’on a un besoin spécifique, un besoin de contacts sur un domaine précis, il ne faut pas hésiter et prendre son téléphone ou son mail et aller poser la question au pôle. Et il est fort probable qu’une réponse adéquate sera apportée par le pôle.